30/07 au 02/08/19 –  De Lumbini à Pokhara : vert au pluriel

Le passage sous le porche éclairé du drapeau népalais et la quête d’une place de parking seront un peu chaotiques, dans la circulation ininterrompue et avec un éclairage qui n’est pas optimum. Mais ce ne sera que le temps de quelques minutes, et nous pouvons bientôt nous diriger vers les bureaux de l’Immigration. Comme prévu, les formalités sont assez rapides, avec en prime la bonne surprise de la gratuité du visas pour les enfants de moins de 10 ans : tous concernés dans notre cas ! Côté douanes, l’attente sera un peu plus longue, mais l’inspection du camion sera rapide. Tant mieux, ça change du précédent passage de frontière à Amritsar ! Bon, déjà 22h mine de rien, trop tard pour acheter une carte SIM (malgré l’aide d’un policier gardant le parking), mais il est encore temps de se remplir un peu l’estomac avant la fermeture des derniers petits restos. Et là, quel changement ! Les douaniers nous avaient donné un aperçu, mais là, on a la confirmation si besoin était qu’on n’est plus en Inde : premier contact très agréable avec un petit groupe attablé qui nous invite à nous joindre à eux pour un verre, dans un très bon anglais. On en profite  pour prendre des informations et des tuyaux sur l’état des routes et affiner notre programme qui s’annonce chargé !

Pas la peine de rester collés à la frontière, notre première étape, Lumbini, n’est qu’à 25 kms. Plié en 30 minutes…sur une bonne route, oui ! Mais on a droit à une piste  bien dure quasiment tout du long, c’est-à-dire pendant les deux heures que durera le trajet. C’est donc bien crevés et avec les enfants forcément endormis, que nous arrivons sur le grand parking désert de l’un des quatre lieux saints du bouddhisme. Au moins, on est plus près pour visiter !

***

Le temps de récupérer de la longue journée de la veille, ce n’est que l’après-midi qu’on ira faire un tour à la Peace Pagoda, belle construction blanche et or entourée d’un parc où volent quelques jolis oiseaux au dos turquoise, et qui sera le lieu d’une jolie rencontre avec une bhikkhuni, moine bouddhiste,  chantant et battant la mesure sur son petit tambour.

On poursuit le lendemain avec le vrai point d’intérêt du lieu : le Maya Devi. On fera la visite en version courte, sans nous arrêter comme la plupart des visiteurs dans les « pavillons » de nombre de pays d’Asie (Myanmar, Thaïlande, Chine, Inde,…)  où les pèlerins viennent se recueillir.

Une fois passée la statue dorée de Bouddha enfant, nous longeons une allée bordée de plantes, malheureusement pas assez  hautes pour apporter de l’ombre. Pieds nus une fois le portique d’accès passé, on accélère le pas pour éviter la surchauffe ! Si la majorité des vestiges est à l’extérieur, le temple les ruines sacrées où Siddharta Gautama  aurait effectivement vu le jou.

 Le bassin à l’extérieur hébergent des tortues et des poissons, et entouré de grands arbres parés de milliers de drapeaux de prière et qui offrent une ombre étendue et parfaite. Dans ce cadre très reposant et ce lieu chargé d’histoire, on se laisserait presque aller à la un début de méditation… s’il ne fallait pas garder un œil sur les enfants…Nous laissons  la place à une petite vague de touristes pour retrouver notre chauffeur en tuk tuk qui s’impatiente et rentrer vers le parking.

On profitera du wifi de l’un des petits restos du coin, pour passer des appels à la famille et donner des nouvelles à nos amis réels et virtuels, avant de reprendre la route vers Pokhara. Après un début à plat, on retrouve des inclinaisons de chaussée et quelques portions abîmées qui font vite chuter notre allure déjà pas exceptionnelle. On croise évidemment beaucoup de camions TATA , de jeeps, de cars, de deux-roues,… De faux-airs de Manali en Inde, à une différence non négligeable près : la courtoisie, l’anticipation qui semblaient inexistants en Inde, sont de retour. Et même l’usage du klaxon est moins frénétique. Ça repose, même si la vigilance reste de mise !

Il nous faudra 2 jours, au milieu de magnifiques paysages où nous aurons droit à toutes les variantes de vert, depuis les variantes foncés de la jungle étouffante à celui vif des rizières en terrasse, en passant par le pâle des feuilles d’ananas. Sans oublier les villageois souriants et accueillants, devant leurs maisons où les massifs de fleurs tropicales aux couleurs vives tranchent joliment avec la dominante chlorophyllienne.

Enfin, voici Pokhara, incontournable ville touristique du Népal et point de départ des excursions vers les sommets de l’Annapurna et leurs voisins.

Si on n’a pas pu manquer de remarquer que le pays est très tourné vers le tourisme (les panneaux en anglais et le wifi très présent sont des signes qui ne trompent pas), ici c’est le niveau au-dessus : le nombre d’hôtels, guest houses, restaurants proposant tout type de gastronomie au mètre carré grimpe en flèche, tout comme celle du nombre de touristes étrangers (même si on est très loin de l’afflux de la haute saison qui doit démarrer dans deux mois). Nous faisons un petit repérage autour du lac Phewa et dans le centre-ville où nous devons redoubler d’attention car la hauteur des câbles électriques enchevêtres commence à baisser.

Il est encore assez tôt pour que Loïc aille prendre des infos sur les excursions et activités possibles L’avantage c’est que le choix pour nous est limité : on préfère ne pas se lancer dans un trek, car même le plus facile donné pour 3 jours, avec des enfants pas habitués à marcher et la dernière à porter en pleine saison des pluie,s risque de ne pas être une sinécure… Loïc aimerait qu’on aille jusqu’à Jomoson, 160 kms plus loin, à la frontière du haut-Mustang, pour (essayer) d’admirer quelques sommets de l’Annapurna, histoire de ne pas voir que des paysages de jungle dans ce pays qui héberge des sommets ô combien mythiques ! Je suis un peu moins partante car la s’annonce très longue et compliquée, et le spectacle des sommets pourrait être gâché par les nuages plus que présents en cette période de mousson. Exit l’option d’y aller avec Arty : les avis des locaux convergent, la route est très mauvaise. Reste donc le tour en jeep avec un driver/guide jeep avec guide (car bien sûr il faut des permis partout). Allez, on ne vient pas au Népal tous les jours : a voté pour une petite virée dans les montagnes !

Et hop, deux heures plus tard, une petite expédition de 4 jours est bookée pour le lendemain (l’un des avantages de la basse saison) !

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