17/01 au 23/01/20 – De Chiang Mai à Hanoï

760 kilomètres…La distance à vol d’oiseau séparant Chiang Mai de la mythique Hanoi…130 kilomètres de plus pour atteindre la non moins célèbre baie d’Ha Long, qui, malgré le tourisme de masse, évoque immanquablement des paysages d’une beauté à couper le souffle. Un rêve à portée de main comparé à ce que nous avons déjà parcouru, et sans quitter le continent.

Sauf qu’en camion, la distance et la durée de voyage ne sont pas les mêmes, avec la nécessité de repasser par le Laos, puis d’entrer au Vietnam pour seulement 2 semaines (durée de séjour sans voir besoin de demander un visa), et avec la contrainte d’une autorisation de circuler avec guide (même si ce dernier aspect est apparemment aménageable) pour un coût incompressible de 900 USD…Autant de raisons qui nous amènent à abandonner cette option.

On imagine ensuite conduire Arty jusqu’à la frontière entre le Laos et le Vietnam, avant de visiter le Nord du pays en bus. Mais les transferts risquent de raccourcir le temps effectivement passé à visiter…Le mieux serait donc d’arriver directement à Hanoï…en avion. Notre bilan carbone en prendra un coup, mais cela reste la meilleure option pour profiter pleinement des 14 jours sur place. Allez, décision prise, il faut maintenant trouver un endroit sûr pour garer le camion pendant 2 semaines. Après quelques errances, on trouvera notre bonheur au sein du complexe du Chiang Mai Racing Football Club, à 2 kms de l’aéroport.

Entre temps, réservation de billets d’avion et du premier hôtel : check! On s’attend à une ambiance particulière, car nous arriverons à la veille du Têt, le Nouvel An, seule période de vraies vacances familiales que les vietnamiens s’accordent : commerces fermés et sans doute moins d’offres au niveau des bus, des hôtels,…On verra bien, de toute façon, c’est notre seule fenêtre de tir!

Quelques jours pour préparer tranquillement le camion et nos affaires, puis, sacs sur le dos, et laissant Arty sous (on espère) la bonne garde du gardien des lieux et des habitants des modestes maisons autour, direction l’aéroport pour une parenthèse au pays du Dragon!

Une petite heure et demie de vol plus tard, c’est l’atterrissage à l’aéroport international Noi Bai de Hanoï, enveloppé dans un brouillard d’humidité et de pollution, sous le signe du drapeau rouge à l’étoile jaune! Escortés d’un sympathique étudiant qui tient à nous aider à rejoindre le centre-ville, nous passons sans souci le contrôle des passeports, notant au passage que certains passagers d’un autre vol semblent être mis à l’écart dans l’attente de prise de température…Sans doute à cause de ce virus apparu en Chine, et dont on commence à entendre parler…

Hop, on rejoint le terminal de bus où notre guide improvisé tâtonnera un peu avant de trouver le bus 86, censé pouvoir nous conduire au plus proche de notre hôtel, très central. Quarante minutes de trajet plus tard, nous descendons du véhicule bondé et parcourons à pied quelques centaines de mètres dans les rues passantes, très animées, où l’on ne manquera pas remarquer les signes des préparatifs du Nouvel An : en vente un peu partout, petits pêchers recouverts de bourgeons rosés et arbres à kumquats orange vif, devantures débordant de guirlandes et autres décorations lumineuses et colorées…

Prenant garde à ne pas se faire renverser par l’un des innombrables deux roues qui se croisent et sortent de partout (la conduite semble beaucoup nerveuse qu’en Thaïlande ici!), toujours sous la grisaille, on laisse l’odeur des pots d’échappement des véhicules se mêlant à celle des cuisines des restaurants tournant du matin au soir, emplir nos narines.

On pose nos pénates à l’hôtel, où nous aurons droit à une chambre au rez-de-chaussée, et sans fenêtre. Pas le rêve donc, mais ça fera l’affaire pour les deux premières nuits. Petit passage au bureau de change (on passe du bath thaï au dong vietnamien, ce n’est plus le même taux, et on est vite millionnaire!), nous sommes prêts pour une première petite visite de la capitale. Un indéniable air de Chine, les idéogrammes côtoyant l’alphabet vietnamien et ses lettres latines agrémentées de divers accents. Rien de surprenant, surtout dans cette partie du pays ayant autrefois été une possession de l’Empire du Milieu. Les innombrables stands de street food et les bouis bouis aux cuisines crasseuses et au personnel empressé et peu détendu, les clients qui mangent sur des tables et des mini-tabourets à 30 cm à peine du sol…Quelle différence avec la Thaïlande, et même le Laos voisin!

A notre tour de tester notre premier repas local, pour notre premier Bun Cha, plat local fortement recommandé, à base de nouilles de riz, de soupe, de porc grillé, et d’herbes parfumées. Très bon, mais pas des plus copieux…

On poursuit par une petite balade digestive sur les bords du lac Hoan Kiem (lac de l’Epée). Sa surface plane et calme est mise en valeur par l’éclairage rouge du pont The Huc menant au temple Ngoc Son, magnifié par un éclairage doré. Les grands arbres dont les branches tortueuses s’abaissent et viennent caresser l’eau complète ce poétique et charmant tableau.

Mais les enfants commencent à traîner des pieds, on ne prolongera donc pas davantage la balade by night. Retour dans ces rues qui semblent ne jamais dormir, passant devant de magasins débordant de chaussures, vêtements, sacs à mains, pour ne citer qu’eux, entre bars et restaurants plus branchés, et de temps en temps une vitrine de boulangerie semblant tout droit sortie de Paris.

***

On avale notre petit déjeuner à base de sandwiches et de thé au lait, avant de poursuivre notre visite d’Hanoï à pied, toujours sous un ciel bien bas ne laissant passer aucun rayon de soleil, dans une atmosphère moite, mais au moins avec des températures ne dépassant pas 25°C. Les photos de nos visites du jour seront donc un peu tristounettes. On fera un nouveau tour au bord du lac Hoan Kiem, où la tour de la Tortue posée sur son îlot, fera un peu plus grise mine que la veille quand elle était joliment illuminée, avant un tour près de la cathédrale Saint-Joseph.

Entre deux marches dans les ruelles étroites, puis sur les grandes et larges avenues bordées d’imposants bâtiments administratifs, et d’anciennes demeures coloniales, on ne manquera pas d’imprimer dans nos esprits et dans la mémoire numérique de nos appareils, les images photogéniques des marchand(e)s très souvent coiffé(e)s d’un chapeau conique, vendant fruits, légumes autres denrées à vélo, ou portant un palanche.

Plus au Nord, on ne manquera pas de faire un tour à la pagode millénaire de Tran Quoc, nichée sur son îlot sur l’immense Ho Tay (lac de l’ouest).

Après avoir testé les fameux nems et rouleaux de printemps (petite déception pour ces en-cas qui laissent le ventre un peu vide), on terminera par la très impressionnante et rectiligne place s’étendant devant le mausolée de Ho Chi Minh, et gardée par d’austères officiers vêtus de blanc.

Allez, on est loin d’avoir tout vu des multiples trésors de la belle Hanoï, mais il est temps de prendre le large. A deux jours du Têt (d’ailleurs notre hôtel sera carrément fermé à partir du lendemain), on sent qu’il vaut mieux quitter la capitale maintenant pour éviter les complications dans les transferts et les transports.

Hop, via l’hôtel qui fait aussi agence de voyage et bureau de change (comme quasiment tous les établissements), on réserve nos billets pour l’ile de Cat Ba, aux portes de la baie d’Ha Long!

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