27/01 au 30/01/2020 – 4 jours à Ninh Binh

Là encore, billet combiné minibus-bateau-minibus qui nous permettra, en une petite demi-journée, de nous retrouver dans le centre de la ville touristique de Tam Coc, d’où nous rejoindrons à pied notre hôtel 1,5 km plus loin. Un peu excentré, au pied des pics karstiques, fait de petits bungalows en bois encadrant un joli jardin, géré par une sympathique petite famille, notre pied-à-terre pour les quatre jours suivants sera top!En attendant de récupérer notre chambre, toujours avec nos coup-vent sur le dos (on a perdu quelques degrés depuis la côte) , petit à tour à la pagode de Bich Dong, à moins d’un kilomètre de là.

Sur le chemin, quelques femmes nous accostent près de Thung Nang pour nous proposer une balade en barque sur l’un des nombreux cours d’eau entourant les formations rocheuses et les rizières. Mais on se réserve pour plus tard, pour plus grand…Nous déambulerons ainsi tranquillement entre les autels nichés à différentes hauteurs dans la roche, puis dans les environs de la pagode, avant de reprendre le chemin de l’hôtel, où nous pourrons enfin intégrer notre chambre.

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On se recoiffe de casques en forme de bombe pour poursuivre notre visite à deux roues (loués directement auprès de nos hôtes, pratique). Petit baptême sous la pluie et le vent avant d’arriver aux abords de l’un des points d’intérêts les plus éloignés, le village flottant de Kenh Ga, promesse de paysages de barges entourés des incontournables formations karstiques en toile de fond. Le tableau réel sera moins réjouissant : grisaille, bateaux accolés les uns aux autres, déchets plastiques pris au piège des plantes aquatiques, rues désertes…

Ouf, il y a quand même un bateau-restaurant ouvert, à l’intérieur duquel nous trouverons une ambiance festive, au milieu d’un grand repas familial. On se réchauffe et on se régale dans la bonne humeur, et tout ça se terminera avec les inévitables fausses notes de la session karaoké, avant une balade digestive dans les rues un peu cabossées du village endormi et ses maisons aux styles disparates.

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A nouveau sur la route le lendemain pour une visite l’ancienne capitale du royaume du Nord Vietnam, Hoa Lu.

Lourdes portes d’entrée en bois majestueuses, toitures aux angles relevés, idéogrammes dorés sur le fond rouge des banderoles, statues et figurines en bronze ou en bois, colonnes laquées et finement gravées, parfum d’encens, lampions rouges, bassins rempli de poissons d’agréments : en cheminant au sein des temples dédiés aux rois Dinh Tien Hong et Le Dai Hanh, dignes d’un décor de film d’arts martiaux, on s’attendrait presque à ce que de délicats pétales de fleurs de cerisiers commencent à tomber, et à ce que surgisse un héros à la longue tresse maniant le sabre.

Puis, sur le chemin de la Mua Cave, nous repassons devant l’un des lieux de visite phare de la région : Trang An, cœur de la baie d’Ha Long terrestre, qui à cette heure-ci et malgré la météo morose, a des airs de parc d’attraction, avec ses files d’attente monstrueuses et ses entrées par vagues successives. La Mua Cave (que ne nous ne visiterons) n’est pas moins fréquentée, surtout au niveau des nombreuses marches menant au sommet des pains de sucre offrant un beau point de vue sur les rizières remplies d’eau et (moins joli) la ville au loin.

Retour à l’hôtel et dîner, comme souvent, à base de nouilles instantanées, en essayant de faire tant bien que mal une session d’école, un peu mise à mal dans cette parenthèse en mode back packing!

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Départ un peu plus plus tôt que les jours précédents, en direction de Trang Han, histoire de se donner un peu plus de chances d’éviter la foule. Bon choix : quasiment pas d’attente, nous passons d’un guichet et d’une queue à l’autre de façon fluide, avant de prendre place à bord de l’une des multiples barques conduites à 90% par des représentantes de la gent féminine, habillées de leur uniforme vert et de l’incontournable chapeau clonique retenu par un ruban. Et pour ne rien gâcher, le soleil, bien absent depuis notre arrivée, est de la partie!

Équipés de nos gilets orange, nous entamons en même temps que quelques dizaines d’autres embarcations, le parcours le plus long mais aussi le moins emprunté sur les trois proposés, incluant la traversée de 9 grottes et de 3 temples.

Tout petits face aux pitons dont la roche disparaît en grande partie sous une végétation luxuriante, et bercés par le clapotis des rames, nous glissons doucement sur les eaux calmes de ce site protégé et inscrit au Patrimoine de l’Unesco.

Un régal de plus de deux heures, entre visite de temples et pagodes nichés au milieu de la verdure, traversées de grottes parfois étroites et joliment éclairées où notre “rameuse” maniera la barque avec dextérité, observation de petites poules d’eau bien habituées à l’œil curieux des humains, et photographies de fleurs de lotus dont le rose éclatant se détache parfaitement sur les eaux bleutées.

Le tout hors de la foule, avec même, grand luxe, quelques endroits où nous serons quasiment seuls l’espace de quelques instants!C’est donc ravis que nous retrouvons la terre ferme, laissant notre rameuse repositionner sa barque vide dans la file, aux côtés des autres qui glissent petit à petit vers le point d’embarquement, pour se remplir à nouveau de touristes, à une cadence plus élevée que celle observée plus tôt dans la matinée, confirmant qu’on a bien fait de se lever tôt!

On n’est qu’à la demi-journée : hop, un petit reste-buffet (pas bon), et cap sur la pagode de Bai Dinh, 15 km plus loin.

Déposés par un minibus à l’entrée sud de cet immense complexe regroupant des édifices religieux, nous remonterons à pied le site jusqu’à revenir à notre point de départ. Et ce, bien sûr, en prenant le temps de nous arrêter à la Tour de la Cloche, à la galerie des statues d’arrhats, au sanctuaire du Buddha Sakyamuni, et à la stupa de 100 m de haut (non sans nous interroger pour la énième fois sur l’ingéniosité, la créativité déployée au nom de la foi par l’Homme quand bien d’autres sujets plus “terre à Terre” mériteraient qu’on y consacre une énergie similaire…).

Hop, un petit jus de canne rafraîchissant, et nous reprenons la route en direction de Tam Coc, pour notre dernière nuit sur place.

Trois jours devant nous avant notre vol de retour vers la Thaïlande, ce qui nous laisse le temps d’une dernière étape. Nous pensons naturellement à la magnifique région de Sapa et ses mythiques rizières en terrasse. Mais ces dernières, déjà pas évidentes à observer en temps normal, le seront sans doute encore moins avec la météo humide qui est annoncée. Finalement, c’est sur la région de Mu Cang Chai, elle aussi renommée pour ses rizières, et où il devrait a priori moins pleuvoir, que nous jetons notre dévolu.

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