13/11 au 18/11/19 – Angkor, on en redemande

Cette fois, pas de surprise, la route reliant la capitale et au site plus visité du pays est impeccable. On préfère bien sûr les paysages ruraux aux centres-villes un peu embouteillés, et où la récolte bat son plein : bâches recouvertes de riz séchant au soleil dans les cours ouvertes des maisons, mortiers et pilons traditionnels sous les abris.

Siem Reap en vue ! On retrouve l’attirail et les infrastructures du tourisme de masse : hôtels pour tous les budgets, restaurants, cars de touristes, et cette sensation d’une animation constante, jour et nuit. La traversée du centre nous contraindra à braver les panneaux d’interdiction au PL, pour rejoindre un spot Ioverlander du côté de l’aéroport, qu’on ne trouvera pas. Nous atterrirons finalement pour la nuit dans un wat (temple et/ou monastère) semblant servir aussi de base militaire.

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Plutôt détendues les hommes en treillis ! Nous passerons une bonne partie de la matinée en compagnie de certains d’entre eux, ravis, malgré la barrière de la langue, de partager avec nous quelques morceaux de viande, autres « snacks » et un surtout plusieurs gorgées d’un alcool presque tiède, sans doute à base de riz. Un peu rude pour commencer la journée, mais bon, on n’est pas non plus sur de la vodka à 45 °!

Retour vers le centre-ville, puis vers les abords du site archéologique d’Angkor où nous sommes arrêtés à un premier check-point ! Ah non, il faut presque revenir sur nos pas, à 5 kms, pour rejoindre le Visitor Center où nous pourrons acheter nos billets…pas donnés du tout, à 37 USD la journée, 62 USD les trois jours, et plus si affinités…La bonne nouvelle, c’est que les moins de 10 ans ne paient pas, on choisit donc l’option trois jours, censée commencer le lendemain. Sauf quand les guichetières ne vous préviennent pas qu’ils sont valables à compter du jour même, alors qu’il ne reste que deux heures de visite ! Heureusement, le personnel au check point est compréhensif, on aura bien droit à nos 3 jours, ça risque juste d’être un peu folklorique de l’expliquer au premiers check points du matin !

Passé 17h30, on nous laisse entrer à l’intérieur du site archéologique, où nous pourrons faire un petit repérage, mais interdiction d’y rester bivouaquer. Retour donc sur le parking pas beau de la « Tourist Police » (mais au moins équipé de douches et de WC) pour la nuit.

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Loïc se motivera avant le lever du soleil pour prendre le volant et aller grossir la foule de visiteurs venus assister à l’un des immanquables le lever du soleil sur Angkor Wat. Une sortie matinale bien optimisée puisqu’il reviendra avec un tuk tuk réservé pour la journée : c’est parti pour notre première journée de découverte d’une partie des 163 ha de ce site classé au Patrimoine Mondial de l’UNSECO!

Nous commençons ce « petit » circuit au cœur d’Angkor Thom par un arrêt au Phnom Bakheng, très prisé pour le coucher du soleil, mais encore calme à cette heure assez matinale. Au bout d’une montée de 800 m tout en douceur, nous atteignons les restes vieux de plus de 10 siècles, du bel édifice avec une vue imprenable sur la jungle, dont certaines parties sont bien sûr écroulées, beaucoup d’autres en cours de restauration, sans oublier celles encore utilisées aujourd’hui par les fidèles.

L’entrée dans l’enceinte d’Angkor Thom se fera via le pont de la porte Sud, sous le regard figé dans la pierre des 54 yakşa, et devant laquelle Loïc avait un temps caressé l’espoir de prendre Arty en photo. Evidemment, nous sommes loin d’être les seuls, mais la configuration aérée des routes impeccables et bordées d’arbres majestueux (eucalyptus, fromagers,…) offrant une ombre très agréable (là où, allez savoir pourquoi, je m’attendais à une jungle étouffante), fait presque oublier le ballet des tuk tuk, dont nous faisons partie.

Place ensuite aux immenses anciens temples hindouistes de Baphuon et Phimneakas, où nous passerons près de deux heures à déambuler, et à immortaliser à notre tour ces images tant de fois vues dans les documentaires et reportages : Bouddha couché qui prend forme comme par magie au détour de la base massive en latérite, bas-reliefs, éléphants et autres lions dont certains très bien conservés malgré les effets de l’érosion, avant de visiter à tour de rôle (les enfants ayant assez donné pour la matinée), l’immanquable ancien temple central de Prasat Bayon et ses superbes tours aux 4 visages géants, pour ne citer qu’elles parmi les innombrables ornements.

Autre site emblématique, le Prasat Ta Phrom, qui semble désespérément tenter de résister en silence et depuis des siècles à la puissance des racines des magnifiques fromagers blancs argentés qui l’enserrent à différents endroits. On pourrait déambuler des heures entre les blocs de pierre, à essayer d’imaginer ce que furent ces anciennes constructions monumentales.

Nous finirons avec le Banteay Kdei, et le Prasat Kravan, en briques de grès, plus calmes dans la lumière douce de fin d’après-midi, prenant au passage le temps d’une petite session shoping dans l’une des « boutiques » à touristes vendant tous la même chose, avec en tête de gondole la robe jaune fluide, qui fait fureur cette année !

Clou du spectacle et de la journée : celui par lequel tout a commencé, le temple d’Angkor Wat, dont on profitera sans les enfants (récompensés de leur bravoure par un petit dessin animé), juste après le coucher du soleil et le départ de la grande majorité des visiteurs.

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Rencontre sympathique presqu’au réveil le matin : La Petite Troupe (Caroline, Nicolas, et leurs deux enfants), compagnons d’infortune de nos amis les Gali, qui après avoir dû comme eux renoncer à la traversée de la Chine, ont dû affronter comme eux et une autre famille, le saccage de leur véhicule lors du débarquement à Sihanoukville au Cambodge…Coup dur qu’on ne souhaiterait à personne…

On échange un peu avant de se séparer, pour continuer de leur côté la découverte du Cambodge, et du nôtre, celle des temples,… à vélo cette fois ! Pas moyen d’en trouver à proximité, petit détour donc par Siem Reap où nous trouverons notre bonheur : deux montures de ville ayant déjà un peu vécu, pour 4 USD la journée. Hop, retour à l’intérieur du site pour descendre les vélos des enfants et enfin nous lancer sur un nouvel itinéraire de découverte d’autres trésors d’Angkor. Le temps est juste parfait, quelques rizières, puis l’ombre salvatrice des grands arbres le long de la route qui n’est pas équipée de pistes cyclables. On reste donc vigilants car, en général, ça ne roule pas au ralenti !

Mébon Oriental et ses éléphants sagement alignés, Prasat Ta Som, Prasat Neak Pean dans un cadre superbe au milieu de son lac artificiel : on enchaîne les temples et les kilomètres, Maëlia et Edrian suivent bien, et c’est easy pour Ntyalé…qui commence à peser sérieusement lourd dans son siège dorsal !

Nous ne verrons qu’une infime partie de l’immense Prasat Preah Kahn dans une atmosphère différente avec la luminosité qui décline, et qu’on fera au pas de course, avant de commencer une course contre la montre en sens inverse, pour essayer d’arriver avant le coucher du soleil depuis le Wat Pre Rup, près duquel nous avons laissé Arty. A 30 min près, on était bons…mais le spectacle sera quand même joli dans la lumière crépuscule.

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Suite et fin : le complexe de Ruolos, à 50 kms, sur la route menant à Phnom Penh. Nous passerons par l’accès intimiste (entendez : piste étroite au milieu des champs d’où nous sortirons avec un rétroviseur abîmé) pour atteindre le Prasat Lei (sans beaucoup d’intérêt), avant de découvrir l’imposant Wat Bakong entouré de ses douves (à sec), et avec à son entrée un groupe de musiciens victimes des mines anti-personnel, comme la veille à Nean Pean.

Trois belles journées bien remplies qui s’achèvent, et pourtant on n’a l’impression de n’avoir eu qu’un tout petit aperçu (sachant qu’une bonne partie des vestiges demeurent enfouis dans la jungle) de ce qui fut autrefois l’une des capitales du rayonnant empire khmer.

On tentera un petit détour pour une excursion en bateau à la découverte de l’un des villages flottants sur le Tonlé Sap, mais, après la dépense pour Angkor, le tpeix un peu élevé nous fera rebrousser chemin.

Eh bien, plus rien ne nous retient par ici, par contre l’appel administratif pour le 2e essai « visas chinois » retentit du côté de Phnom Penh!

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