14/08 au 18/08/19 –  Exit le Népal, place aux secondes noces indiennes

Mais avant d’y arriver, ce sont encore 450 kms qui nous attendent sur le sol népalais. On aura la surprise de trouver en chemin une fromagerie avec camemberts, comté, tomme faits avec du lait « Made in Himalaya ». Tous les fromages de la carte ne sont pas disponibles et c’est un peu cher, mais pas mauvais du tout pour celui qu’on choisit !

Nous aurons aussi droit aux plus beaux paysages de rizières étagées en pente douce vers le lit des cours d’eau, baignées dans la lumière du soleil couchant : majestueux. Le tout sur une route impeccable, avec marquage, glissières et même parfois réflecteurs au sol, telle qu’on n’en a jamais vues Népal.

On retrouve ensuite la plaine. Déjà de retour en Inde ? Non…mais c’est tout comme : les saris reviennent en force, tout comme les pâtisseries gorgées de miel et d’huile, les temples hindous, et mastication de tabac rouge (et les rejets qui vont avec…).  Et cette impression nous ne quittera pas jusqu’au passage de frontière, surtout quand la conduite s’en mêlera : accident entre une moto et un minibus sous nos yeux (avec blessés légers à la clé, mais impressionnant quand même), et accrochage pour nous avec (encore) un minibus qui nous a heurté après un virage mal négocié ! Pas de grosse casse, mais question de principe : petite course poursuite, photo de la plaque et dénonciation à la police qui le bloquera 30 kms plus loin, et ça se soldera par une petite compensation financière après palabres au barrage de police. Pas de quoi nous gâcher nos dernières heures au Népal, mais quand même, on s’en serait passé!

***

On ne pouvait faire mieux pour être aux premières loges : après un nuit sur le parking des customs de Raniganj, nous serons quasiment les premiers, à 06h, pour les formalités de sortie, aussi simples qu’à l’entrée. Ça y est, déjà fini le Népal, un peu rapide certes et pas à la saison qui aurait permis de l’apprécier au mieux, mais on est ravis de l’avoir traversé !

Seul véhicule en dehors de quelques tuk tuk, on progresse sur le large enjambant un bras de la Mechi River, Un coup d’œil rapide des douaniers indiens depuis l’extérieur de la cellule suffira à avoir le tampon d’entrée, avant le passage dans les bureaux de l’immigration, presque encore endormis (un peu comme nous…). Ça y est, officiellement pour la deuxième fois sur le sol indien, dans la partie Nord du Western Bengali ! Nous retrouvons Arty, avant de repasser devant la file interminable de camions et de quitter l’endroit sous une foule d’yeux bien curieux.

Allez, plus question de trop traîner,  9 jours pour couvrir plus de 1000 kms jusqu’à la frontière birmane, sur des routes dont on n’imagine qu’une bonne partie ne sera pas de tout repos. Heureusement, ce n’est pas pour tout de suite : bitume presque impeccable, et quasiment sans péage. On en profite pour bien avancer et traverser « the sweetest part of India », au sud de Darjeeling. On ne montera pas jusqu’à cette ville, au nom évocateur de romantisme et des temps coloniaux, mais les collines jalonnées d’immenses plantations font leur petit effet.

La route redescend ensuite, pour traverser  des réserves naturelles, peuplées d’éléphants, félins, sangliers, biches…dont aucun bien sûr ne montrera  le bout du museau, la circulation étant bien chargée. De plus en plus dense même, et on comprendra mieux en réalisant que nous longeons presque la frontière avec le Bouthan, et qu’une bonne partie des poids lourds que nous croisons sont immatriculés dans ce pays.

Tout ça fatigue forcément un peu plus, mais pas question de s’arrêter en bordure de route sur une station pleine de camions ; nous décidons donc de tenter une incursion sur une petite voie latérale près de Jalpaiguri, qui nous conduit  au cœur d’un petit village niché dans la jungle. Ce n’est pas au goût de tout le monde, ce qu’on peut comprendre, vu notre gabarit, la largeur de la route, et la hauteur de certains câbles ! On pose finalement près d’une habitation  dont les propriétaires accepteront de nous avoir comme voisins pour la nuit…pas près de commencer pour nous ! Des villageois se succèdent, certains un peu alcoolisés, pour essayer de nous convaincre de ne pas rester là et d’aller passer la nuit dans la station-service (qu’on a évitée)…car nous sommes apparemment sur un chemin fréquenté par les éléphants ! No way, ras-le-bol de conduire, on restera là en comptant sur le bon sens des pachydermes, qui finalement ne viendront pas se frotter à Arty !

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Forcément, nous serons la grande attraction du village au petit matin, avec en chef de file la jeune Erina qui viendra nous aider à terminer nos chiapati maison, avant de nous inviter chez elle. On passera un super moment en compagnie de sa famille, adorable  (dont la maman aux cheveux presque crépus, rares en Inde, appréciera d’avoir une copine capillaire) : douche, repas succulent, et plein de petits cadeaux et d’attentions, on en est presque gênés ; mais surtout on regrette de ne pas pouvoir rester un peu plus longtemps avec eux, car nous devons poursuivre notre route…

Après deux gros arrêts et ralentissements causés par des ponts à une voie à l’accès bien abîmé, nous n’arriverons à Guhawati, dans l’état de l’Assam, qu’en début de soirée. Cette fois, pas de chichi, ce sera arrêt dans une station-service…en construction heureusement, donc plutôt calme.

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Pas d’éléphant au réveil, mais des bêtes bien moins imposantes : invasion de fourmis ! Une branche touchant la cellule leur aura suffi pour trouver le chemin vers nous. Pas agressives heureusement, il nous suffira de nous déplacer pour couper le lien avec leur fourmilière; on en gardera quand même un certain nombre en errance, pendant quelques jours.

Une petite cinquantaine de kms plus loin, gros bruit d’éclatement. C’est nous ? Eh oui, un coup d’œil dans le rétro nous confirme que nous avons notre première crevaison ! Au bout de 25 000 kms, pas trop mal comme performance…C’est l’une des roues jumelées à l’arrière, pas d’impact sur la tenue de route, et on peut s’arrêter tranquillement sur le bas-côté pour une petite inspection : bande de roulement arrachée et bavette, déjà entamée, finie d’être achevée. On roule quelques kilomètres avant de nous arrêter devant un réparateur de pneus, comme on en voit souvent le long des routes. Bonne pioche : il est sympa et parle bien anglais. Il faudra quand même que Loïc fasse un aller-retour à la ville suivante pour acheter un nouveau pneu (flemme de sortir la roue de secours en plein soleil et presqu’en pleine rue).

Une après-midi complète et beaucoup de sueur plus tard, nous revoilà prêts à partir, direction Shilong, dans le Meghalaya, avant le bout du bout de l’Inde et l’état du Manipur !

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  1. Ping : 19/08 au 24/08/19 –  Meghalaya à Manipur, far far East – Les Pourquoi Pas

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