07/08 au 13/08/19 –  Pause animalière et streetartistique Katmandou

Une fois sortis des bouchons de Pokhara, et après un petit plein de fruits et légumes sur la route, nous prenons la H04 puis la H05 vers Chitwan, le plus grand parc animalier du Népal. On aurait préféré le cadre plus intimiste de celui de Bardia recommandé par les Chats Perchés qui ont même pu y apercevoir un tigre, mais celui-ci est trop à l’ouest par rapport à notre itinéraire…

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 Le trajet se fera en une journée, le temps de retrouver la plaine et sa jungle chaude et humide. A proximité de l’entrée du parc, les câbles deviennent dangereusement bas pour nos 3.85 m, je finirai donc le trajet sur le toit de la cabine, à déjouer les pièges de ces innombrables fils entremêlés. A cette allure de tortue, on arrive à destination en fin de journée, et le temps de négocier une place où se garer avec les 2 ou 3 personnes qu’on sent prêtes à nous proposer des excursions, il fait déjà nuit. Loïc ressortira quand même pour tenter de démarcher des agences dont on imagine que la plupart est déjà fermée. Eh bien non, business is business, on arrive même à avoir 2 devis pour occuper la journée du lendemain, et après une petite réflexion, le choix est fait : balade en barque le matin et safari l’après-midi !

***

Pas de soucis pour lever les petits pour un départ à 07h, les animaux n’attendent pas, avant qu’il ne fasse trop chaud ! Nous sommes apparemment chanceux, car le niveau des cours d’eau sur lequel nous allons naviguer est bas et favorable à l’observation d’animaux, ce qui n’était pas le cas il y a quelques semaines, après de grosses pluies. Embarquement donc sur une longue barque en compagnie de quelques autres touristes, et c’est parti pour une balade paisible entre hautes herbes des rives, qui nous laisseront apercevoir  quelques jolis jeunes cerfs, dont un manquera de peu de finir en petit-déjeuner d’un des nombreux crocodiles carnivores que nous verrons au bord des eaux boueuses, aux côtés des piscivores, à la mâchoire plus longue. Nous verrons aussi quelques oiseaux blancs et des paons, avant la fin de cette petite balade de 45 min.

Tandis qu’une partie des occupants de la barque ira faire une excursion à pied dans la jungle (ce qu’on s’était tâté à faire avant d’imaginer le rendu avec les 3 enfants dans la chaleur et les hautes herbes), nous nous dirigerons de notre côté  vers le ferme des éléphants où la scène des petits éléphanteaux jouant ne fait pas oublier celle de la patte enchaînée des mères…

Après-midi : place au safari en groupe ! On ne se fait pas d’illusion sur la possibilité de voir beaucoup d’animaux : saison des pluies, beaucoup de pistes menant au cœur de la jungle impraticables, hautes herbes, véhicules bruyants et plein de touristes,… L’œil aguerri du guide nous permettra d’apercevoir une partie des différentes espèces de biches cachées par la végétation, et nous aurons aussi la chance de croiser une petite famille de rhinocéros. Mais évidemment pas de félin (il faudrait sans doute y passer plus de temps et pousser avec des marches dans la jungle pour avoir une petite chance d’en voir). Les enfants sont quand même ravis de cette petite session. Check !

Allez, une dernière soirée sur place, et nous reprenons la route vers Katmandou, que nous espérons atteindre pas trop tard dans la journée, et peut-être avoir une chance de  rencontrer Irina, avec qui devons traverser le Myanmar dans 2 semaines.  C’était sans compter sur les aléas des routes : le trajet conseillé par le GPS comporte une route abîmée par la pluie, et interdite aux camions. Heureusement un détour est possible, mais ce sera 6 heures de plus. Pas de Katmandou ni d’Irina ce soir, mais une route en bon état et belle dans la montagne presque perdues dans les nuages. On se fait une petite frayeur à friser la panne sèche, avant de croiser un autre camion dont le chauffeur nous dépannera de 20L. Lacets obligent, peu de possibilités de s’écarter de la voie principale pour un bivouac, on se posera donc sur une partie bien consolidée en bordure de route. Pas de chichi pour le repas tardif de nouilles instantanées, avant une bonne nuit, fraîche et agréable.

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Allez, c’est reparti le lendemain, 60 kms globalement en descente vers Katmandou, mais avec une circulation un peu plus soutenue que la veille. Nous traversons des villages et des paysages où les champs de légumes (choux surtout) occupent une belle surface des flancs des montagnes et collines.

A l’approche de la capitale, la densité du trafic et le niveau de poussière dans l’air augmente, on a droit à quelques arrêts prolongés, avant une section absolument terrible, une suite continue d’énormes nids-de-poule. En voyant la file interminable de camions alignés sur la côté, attendant sans doute un horaire spécifique pour entrer dans la ville, on en comprend mieux l’origine….

Mission suivante : rejoindre un parc à Lalitpur  pour se poser. On a beau rester le plus longtemps sur la voie principale, à un moment, pas le choix, il faut se lancer dans les ruelles étroites et surtout pleines de câbles électriques enchevêtrés (pas de transfo ni de boîtes de jonction, ici c’est un fil par habitation voire par appareil!). On passe sans rien accrocher ni arracher avant d’arriver aux abords de ce parc un peu miteux, mais au moins longé par une rue suffisamment large pour qu’on puisse se garer sans gêner. Cinq secondes d’inattention le temps de la manœuvre…et craac ! Un gros bruit, on freine…ah ben on vient juste d’embarquer un câble triphasé et de tordre l’un des poteaux qui le soutient…Dé-goû-tés ! A 10 secondes d’être enfin posés, et après en avoir évité de bien plus « piégeux »…  Bref, on ne peut pas faire comme si on n’avait rien vu ni entendu, tout comme les passants et le personnel du garage alimenté par le fameux câble, distendu mais heureusement pas arraché, et qui traîne maintenant presque à terre. Tout ce monde est rapidement rejoint par la police, on parlemente, l’entreprise d’électricité vient sécuriser tout ça, et en attendant l’arrivée du manager du garage le lendemain, la police garde nos papiers, sans doute de peur qu’on ne s’enfuie ! Bon, soirée un peu gâchée, mais demain est un autre jour !

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Finalement le propriétaire sera assez compréhensif, et on s’en tirera pour 7000 roupies (un peu plus de 60 euros quand même).On se consolera de cette petite péripétie avec un bon pot-au-feu au poulet venu tout droit du poulailler, avant une nouvelle session artistique ! Eh oui, le fil rouge avance, et c’est  Kiran qui viendra habiller le côté passager (un peu pauvre jusqu’à présent) avec un magnifique œil, inspiré de celui de Maëlia et de la calligraphie népalaise. Top !

Très sympa, très ouvert, on échangera sur ses projets avec la jeunesse du pays, avant d’aller faire une petite promenade dans le centre, à la recherche de ses œuvres disséminées sur les murs de la ville. On retrouve les ruelles étroites, les jolis temples en briques rouges, les stupas blanches, les façades souvent décrépies presqu’en colombages, et une quantité impressionnantes de murs recouverts de belles œuvres de street art, un charmant mélange entre tradition, religion et libre expression artistique.

On arrive au Patan Durbar Square après le coucher de soleil, et on se laissera porter par l’ambiance animée, sans être oppressante ni trop bruyante, de cette grande place où les édifices historiques sont entourés d’hôtels, cafés et autres boutiques, avant un retour chez nous pour une bonne nuit.

***.

Street art un jour, street art toujours ! Cette fois, c’est Romel qui répond présent pour rajouter une œuvre Made in Népal sur Arty ! Mais notre bivouac ne l’inspire pas pour travailler, direction donc  son atelier : à nouveau des ruelles où l’on rase les murs, avant une manœuvre d’entrée au millimètre dans la cour, en pente et dans un virage. Mais ça entre ! Nous passerons donc 2 jours dans l’Art Lab, au top, à être chouchoutés par lui, ses amis qui tiennent un coffee shop et un restaurant, entre deux discussions sur leurs nombreux projets (galeries, projets communs avec d’autres artistes dont Kiran,…). Nous prendrons bien sûr le temps de visiter la stupa de Bodnath, le Swayambunath (et ses singes) et le Katmandou Durbar Square,(où, comme la veille, on évitera de payer les 20 € d’entrée par personne, à la faveur des nombreuses portes d’entrée « passoire »), qu’on trouvera moins joli que celui de Lalitpur, sans doute à cause des stigmates laissés par le séisme de 2015 (et aussi peut-être de la lumière du jour, plus révélatrice des défauts).

Tout ça avant de retrouver Romel en train de parachever sa création aux couleurs bleu et rose (ses favorites) sur Arty !

Trop contents, et encore fois gâtés de souvenirs et de cadeaux, nous les quittons en fin de soirée pour profiter du calme de la circulation, et mettre le cap plein est, direction l’extrême nord-est de l’Inde !

Une réflexion sur “07/08 au 13/08/19 –  Pause animalière et streetartistique Katmandou

  1. Ping : 03/08 au 06/08/19 –  Pokhara à Jomson, impossible route et timides sommets – Les Pourquoi Pas

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