21/05 au 24/05/19 – Transition

Nous profiterons de ce grand parc tranquille pour décider de la suite du programme, et récupérer un peu (le microbe intestinal s’étant finalement propagé à toute la famille).

Pas possible de passer à côté du  Nord du pays et de la mythique Karakoram Highway, la question est de savoir comment nous y rendre. On adorerait pouvoir immortaliser Arty quasiment au pied de l’Himalaya, mais un calcul rapide de ce que nous coûterait en carburant un aller-retour de  plus de 1000 kms jusqu’à la vallée de Hunza, ajouté à l’usure mécanique (sur une route dont certaines portions ne sont pas de tout repos apparemment), et à la fatigue de la conduite en montagne, nous fait fortement hésiter. L’autre option nous sortirait complètement de notre rythme de voyage en autonomie, puisqu’il s’agirait d’un voyage en voiture de location avec chauffeur/guide, et bien sûr les hôtels, repas,…On commence à se renseigner de ce côté, pour avoir assez rapidement un bon feeling  avec Hussain, qui nous contacte un peu par hasard via un forum. C’est finalement avec lui, qu’on se met d’accord pour un tour guidé de 6 jours/5 nuits, pour un coût un peu plus élevé que celui estimé en y allant avec notre propre véhicule. Départ prévu dans 3 jours, ça nous laisse le temps de tenter une incursion à Peshawar, dernière grande ville de l’ouest, et de visiter le site archéologique de Taxila, près d’Islamabad.

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Gestion de quelques aspects pratiques : dépôt de notre lessive dans un pressing, et appoint d’eau dans l’une des stations de filtration d’eau où M. tout-le-monde vient se ravitailler (la qualité de l’eau du robinet semble donc être un problème, même au cœur de la capitale), puis cap plein ouest.

A nouveau à l’arrière, je ne verrai pas grand-chose de cette route et de l’entrée dans le Khyber Pakhtunkhwa, incluant des zones tribales particulièrement conservatrice (rappelons que nous ne sommes pas loin de l’Afghanistan).  C’est à la tombée de la nuit et à l’entrée de la ville de Peshawar, juste après le fort Bala Hissar, qu’on rencontrera notre premier check point (surprenant de ne pas en avoir eu avant). Pas de bivouac possible n’importe où évidemment (ça on s’y attendait). En revanche, on espérait pouvoir trouver un hôtel qui accepte de nous héberger pour la nuit (quitte à prendre une chambre en fonction du budget), mais les 2-3 qu’on essaie avec l’aide de la police sont d’un standing trop élevé. Et les policiers, très sympas (on aura même droit à une petite assiette d’un délicieux riz pulao afghan), ne semblent  pas très chauds pour nous accueillir dans leur « quartier » ni organiser un escorte pour nous permettre de visiter la ville le lendemain. Eh bien, ce sera donc un gros chou blanc, demi-tour un peu amer avant de nous arrêter pour la nuit sur une aire d’autoroute.

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L’arrivée à Taxila le lendemain se fera par une route étonnamment encombrée, et c’est tout juste si on remarque le musée et le tourist information center à un carrefour. Une bonne quinzaine de sites à visiter, entourés de zones habitées si l’on en croit la densité du, trafic routier. Nous choisissons de commencer par le site de Jaulian, à 7 kms. Les panneaux indicateurs ne sont pas des plus visibles, mais on finit par arriver sur ces ruines d’un monastère bouddhiste (et où bien d’autres religions et influences se sont succédées) où il n’y a vraiment pas foule (en fait, nous serons quasiment les seuls visiteurs). Nos guides ont  un accent à couper au couteau, mais on arrive à suivre à peu près les explications (tout en ayant un œil sur Ntyalé qui a les mains un peu baladeuses), et à apprécier modestement la qualité des fouilles et de la restauration des ruines, qui offrent une belle vue sur la vallée.

Il nous reste juste le temps de visiter un ou deux sites, et sur le conseil des guides, nous nous mettons à la recherche du panneau indiquant le site du Bhamala stupa, qui offre apparemment une belle vue sur la rivière Haro. Là encore, on n’est pas au bout de nos surprises, ce n’est pas une route mais une piste très étroite longeant le cours d’eau (transformé en lac à cet endroit du fait de l’énorme barrage de Khanpur en aval), qui nous conduit au bout d’une bonne heure (avec malheureusement sciage obligatoires de quelques branches au passage, et des belles rayures sur la carrosserie) sur le site archéologique.

Nous serons les derniers visiteurs de la journée, juste avant l’heure de la rupture du jeûne. La vue sur la rivière est effectivement très belle, et le site, respirant la sérénité, est toujours en cours d’excavation. Bon, c’est bien joli tout ça, mais il va falloir s’occuper du demi-tour, car évidemment, la cerise sur le gâteau au bout du parcours : un arbre trop bas pour nous ! Ouf, heureusement que nous avons un pilote au volant, et la manœuvre de demi-tour, avec dévers, et dans la nuit sur une bande de 5 m de large, est effectuée en 30 minutes. Pas question de reprendre la route, on reste dormir sur place, mais au moins en position départ pour le lendemain.

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Nous repartons tranquillement sur Islamabad, et hésitons presque à nous arrêter à Taxila où se trouve le paradis de la mécanique et surtout du truck art made in Pakistan. Mais nous avons quelques touches qui semblent prometteuses à Lahore, où nous prévoyons une bonne semaine d’arrêt à la fin de notre séjour.

Direction donc le centre-ville d’Islamabad, avec ses grandes avenues arborées et ses feux tricolores où nous serons surpris d’apercevoir des travestis, faisant la mâche aux côtés de femmes et d’enfants.

À peine le temps de se garer pour récupérer notre lessive…et c’est un bel orage qui éclate avec des trombes d’eau à la clé. On se croirait en pleine mousson ! C’est là qu’Hussain, notre futur guide, nous rejoindra pour faire connaissance, et préparer le départ vers le Nord prévu pour le lendemain.

Après une petite visite de la mosquée Faisal pour 4/5e de la famille (la pluie ne m’inspire pas), nous rejoignons nos amis espagnols Julio et Maialen que nous avions laissés Ghalat en Iran, au parc Jasmin, pour un petit dîner improvisé.

Et c’est à une heure avancée de la soirée que nous irons garer Arty (entrée au millimètre) sur l’emplacement trouvé par Hussain, pour une courte nuit avant la « grande expédition » !

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