26/03 au 29/03/19 – Lut, quand tu nous tiens…

Le mauvais temps aura raison de la sortie en 4*4 prévue par Ahmad, Maryam (eh oui, j’ai plein d’homonymes ici) et leurs deux ados et à laquelle on aurait pu se joindre. La journée sera donc très calme, entre le camion et l’hôtel. On se motivera finalement à aller faire un petit tour de Shahdad, et rattrapés par la nuit,   ne verrons finalement qu’un ancien réservoir, immense, et dans lequel on peut descendre cette fois!

La discussion pendant le repas puis le thé tournera autour des grosses inondations qui touchent une partie du pays, notamment Chiraz (on a eu le nez creux en n’y allant pas !), et surtout de l’excursion de lendemain.

C’est que le prix proposé par le guide, même avec un tarif iranien, n’est pas donné : 50 USD par véhicule, ça peut ne pas paraître grand’ chose, mais rapporté au niveau de la vie ici, ça commence à faire beaucoup. Décision finale : Loïc et les enfants se « sacrifient » (snif), c’est donc moi qui irai partager la voiture avec Ahmad et sa famille pour ce fameux savari. Au programme : les kaluts, formations rocheuses issues de différentes formes d’érosion, parsemant ce désert de 50 000 km2, et l’observation du plateau du Gandom Beyran, point le plus chaud de la planète (hors abri). Hâte d’y être !

***

Tout le monde est encore couché quand je quitte le camion le lendemain pour rejoindre l’équipée (ça va, il y a juste la rue à traverser). On ne traîne pas pour démarrer et arriver 45 kms plus loin au niveau du parking principal d’entrée vers le site le plus connu et proche de la route, avec ses formations semblables à des ruines de châteaux. Quasiment personne à cette heure très matinale, le guide dégonfle les pneus, et se lance à l’assaut des dunes et des pistes caillouteuses, cap au Nord. La forme des kaluts change au fur et à mesure qu’on avance sur cette magnifique étendue, où l’horizon s’étend à perte de vue, et où aucune vie ne semble possible…Ah mais si, un arbre unique (et même un petit oiseau de passage) trône au milieu d’une étendue craquelée. Naim, le guide, donne des explications en farsi gentiment traduites par Ahmad, passionné de géologie. Nous avançons sur la piste plus ou moins ferme, mais évidemment le véhicule est fait pour passer partout, et Naim ne se prive pas de nous faire quelques frayeurs en descendant et montant des dunes à toute vitesse. Clou du spectacle : la rivière salée Shur, qui serpente au fond d’un petit canyon, avec le plateau du Gandom Beyran à l’horizon. Juste magnifique…

Nous aurons le temps de prendre un petit déjeuner rapide sur la rive du cours d’eau (et même d’y tremper les pieds), avant que le vent nous pousse à nous mettre à l’abri dans la voiture. L’air frais et les nuages matinaux se sont dissipés, et sous un soleil réchauffant rapidement l’atmosphère que nous revenons vers la route principale, pas déçus du voyage!

Après le départ d’Ahmad et cie, nous quittons Shahdad pour faire notre petite exploration à nous des kaluts. Avis de vent, mais la route n’est pas coupée, nous roulons donc jusqu’à une vingtaine de kms après le parking principal. Et là, c’est un paysage fantasmagorique : route déserte  en ligne droite dans une lumière crépusculaire et diffuse, air plein de sable en suspension, formations rocheuses aux contours un peu flous de part et d’autre, méandre de rivière salée aux teintes ocres, et le silence…

Fascinant, mais la visibilité diminue, il est temps de rebrousser donc chemin, à la recherche d’un départ de piste assez ferme. Ce qui nous mènera finalement dans un endroit assez calme, bien que proche des spots fréquentés par les iraniens en vacances (eh oui, Norouz n’est pas fini !).  Le ciel est parfaitement dégagé, au top pour observer un beau ciel étoilé.

***

Nous retournons vers la Shur le lendemain, histoire d’avoir des photos plus lumineuses que la veille. La route (voie secondaire vers Birjand), est toujours aussi peu fréquentée, et les enfants ne se lassent pas d’enfoncer leurs pieds sur les parties asséchés mais bien molles et collantes du lit de la rivière (bonjour le nettoyage des pieds et des chaussures !).

Fin d’après-midi, après 2 presque plantages dans le sable, nous trouvons notre spot au pied d’un immense yardang. A seulement 2 km de la route, mais du côté le moins fréquenté, avec pour seules pistes les traces de pneus marquant la (ou plutôt les) voie à suivre, nous y passerons une magnifique soirée et une superbe journée le lendemain, au calme (du moins autant que possible avec des enfants) : coucher de soleil au sommet, petites marches, vélo, tentatives d’escalades sur les rochers qui s’effritent, douche à l’extérieur, le tout entre deux routines école repas bien sûr…Il ne manquera que le feu de bois. Happy days !

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