12/02 au 14/02/19 – Vallée de l’Araxe

Nos premiers kms et impressions en Iran seront nocturnes : traversée de Bazargan, ville frontière, puis de Maku, où nous ferons notre premier appoint de carburant réglé en centaines de milliers de rials, avec un système de carte un peu compliqué, tout en étant accessoirement 40 fois moins qu’en France. Un peu de répit pour notre budget carburant! Peu ou pas de feux tricolores, ce sont les ronds-points et surtout les nombreux ralentisseurs qui permettent de réguler la vitesse : pas top pour les lames d’armortisseurs, 13 tonnes même sur une petite bosse, ce n’est pas tout à fait la même chose qu’en voiture!

45 jours devant nous pour découvrir ce territoire qui fait plus de 2 fois la Turquie, avec des sites immanquables dans toutes les régions, et les impératifs pour gérer les visas des pays suivants : ça promet des kms!

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Première halte près de Markanlar sur une petite aire de repos, avant de mettre le cap le lendemain sur Jolfa et la Vallée de l’Araxe. Ce n’est pas le chemin le plus direct vers Tabriz, mais autant profiter d’être dans le coin pour visiter l’une des dernières églises arméniennes (classée à l’Unesco) et longer l’Araxe qui marque la frontière avec l’Azerbaïdjan.

Une bonne demi-journée de route qui nous permettra d’expérimenter la conduite particulière ici, au côté de vieux camions, petits pick-ups bleus et bien sur les fameuses 405 blanches : les clignotants c’est pour faire joli, et même pas peur de forcer le passage à un 13t. Et côté piétons (et piétonnes, dont beaucoup évidemment enveloppées de noir), ça traverse un peu n’importe où.

Après un arrêt dans un petit routier et l’achat d’une carte SIM avec l’aide du proprio), nous arrivons à destination. Demi-tour au poste de contrôle 15 km avant le site (hum, frontière sensible on dirait), il faudra revenir le lendemain pour passer.

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Depuis le parking du petit parc où nous avons dormi, la vue donne sur des montagnes ocres et sur la voie ferrée côté…azerbaïdjanais, à 100 m, juste de l’autre côté de la rivière. Paysages identiques, une seule et même eau qui coule sur le fond du lit de cailloux, et pourtant, c’est une autre nation…Etrange cette notion de frontière…que nous longerons sur la route vers l’église Saint-Etienne, jalonnée de postes de police avec mirador, de panneaux d’interdiction de s’arrêter, prendre des photos ou encore pêcher (bravée par les locaux).

Le paisible monastère est en cours de restauration et resplendit sous le soleil. Nous poussons ensuite jusqu’au barrage. Pas terrible du tout (pour ne pas dire nul), on revient vers Jolfa pour commencer la route de la Vallée de l’Araxe, conseillée par le guide.

Superbe entre pics montagneux, pentes fertiles, le village de Siyah Sud qui produit de la soie brute. On pourrait continuer ainsi jusqu’à Kaleybar, 60 km plus à l’est, mais il est temps de mettre le cap sur Tabriz. Pour éviter de revenir sur nos pneus, nous décidons de tenter la route montagneuse à partir de Norduz (poste frontière vers l’Arménie), même si a priori toutes les sections ne sont pas ouvertes, d’après des locaux. Peu de circulation sur cette belle route, mais tant qu’il y a des voitures, on se dit que c’est bon.

Nous nous arrêtons au bord d’une rivière à la tombée de la nuit. Ce soir, c’est la fête : une bougie de plus pour moi, qu’on mixe avec la Chandeleur, Mardi Gras en avance, et bien sûr le passage en Iran!

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