05/02 au 09/02/19 – Ayder à Ardahan : des ponts, des monts et gros coup de pompe

Départ de Trabzon en fin de journée, nos visas pour l’Iran tout chauds en poches. Direction Ayder, plus à l’est dans les hauteurs. Les nombreux panneaux et complexes le long de la route confirment que la région est très prisée pour les activités de rafting le long de la rivière (en été évidemment). C’est après Ҫamlihemşin que nous choisissons un bivouac le long d’une route peu passante, près de l’un des nombreux ponts ottomans de la région.

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Nous découvrons le pont de pierre et la rivière 15 m en contrebas à la lumière du jour, mais sous les nuages. Moins de contraste donc pour les photos, mais on sort quand même le drone et on mitraille, tout comme l’équipe de TV venue tourner des séquences avec 2 animateurs vedette ! Le cadre nous inspire aussi : Edrian se lancera dans la déclamation d’un poème fraîchement appris sur le pont quelques minutes plus tard.

L’après-midi se terminera par la visite du parc national d’Ayder. Chou blanc pour les sources chaudes dont on a entendu parler, elles semblent se cantonner (du moins en cette saison) à une ou deux piscines chaudes dans des hôtels….Le site est une yayla, station estivale qui doit être très jolie avec ses randonnées et ses cascades (et prise d’assaut) en été, mais qui pour l’heure, et avec la météo du jour, fait plutôt grise mine. Nous ne nous y attarderons donc pas, après avoir entrevu Sarah, Matthieu et leur Westfalia.

Sur le chemin du retour et sur la route jusqu’à Rize, ce sont les buissons ronds des fameuses plantations de thé en terrasses qui dominent à flanc de collines, et sans oublier le siège et les usines de la compagnie nationale Ҫaykur.

Après un appoint de carburant et de denrées, halte pour la nuit à Acakli, où nous faisons une belle rencontre : Alaa, originaire de Gaza et qui travaille au restaurant près duquel on s’est garés. Plein de gentillesse et de spontanéité, il nous offre du thé et un petit repas autour du poêle qui trône dans l’établissement (logiquement) vide en ce début de semaine. Nice !

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Finie la côte et sa mer d’huile, nous quittons la jolie crique avec un Arty, toujours poussif (il est grand temps qu’on cherche un garage pour une petite inspection), nous emmène quand même 150 kms plus loin, dans les hauteurs après Artvin. La vision des lumières de cette ville s’étalant sur des flancs qui semblent bien raides et de son énorme barrage est magique, et doit être encore plus impressionnante de jour.

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La route vers Kars via Ardahan le lendemain est magnifique, entre lac puis rivière en amont du barrage, nouveaux tronçons en travaux ou en réfection, pans entiers de roches écroulés : les marques de l’activité humaine modifiant cet environnement plutôt hostile ne manquent pas. Fascinant !

Et ce n’est pas fini : rivière en fond de canyon, petits villages à flancs de montagne, ruches parsemées sur les champs et quelques troupeaux d’ovins sur la route. Et toujours, des lignes électriques pour alimenter les endroits les plus reculés.

Petit à petit, le paysage change et la neige, BEAUCOUP de neige, fait son retour. Arty rame, on se traîne, et plus de stations essence avant un moment…Nous faisons un appoint de 20 L même si on est large, histoire de lui donner un peu de mou. Arriverons-nous au bout ?.. Ouf, cahin caha, en broutant, nous passons le col à 2500 m sous un vent glacial, et avec 2m de neige de part et d’autre de la route (heureusement parfaitement dégagée)…

Il tient bon jusqu’à Ardahan où nous arrivons sous quelques flocons, et nous mettons à la recherche, d’un mécano qui arrivera (ou plutôt arriveront), un peu tard pour pouvoir lancer quoi que ce soit.

On le suit péniblement jusqu’à son garage dans une zone industrielle, et où on passera la nuit en compagnie des chiens errants, des durs à cuire. Pas le moment d’être regardant, l’objectif est de repartir avec un camion-maison qui roule !

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Matinée mécanique : bascule de la cabine, nettoyage de la pompe et du circuit d’alimentation par Onus et ses amis. Il ne nous reste plus qu’à croiser les doigts pour que ça marche…

Arriverons-nous à Kars et surtout en Iran? La suite au prochain épisode et dernier épisode de la Turquie !

2 réflexions sur “05/02 au 09/02/19 – Ayder à Ardahan : des ponts, des monts et gros coup de pompe

  1. Maëva MARIAGE

    Et bien! Bravo! Certains en rêve quelques fois, d’autres un peu plus, certains beaucoup. Mais peu franchit le pas! Vous l’avez fait! C’est une expérience inestimable que vous faites vivre à vos enfants! Ca vaut cent fois plus que toutes les leçons, même menées par la plus génialissime des maîtresses (et c’est une maîtresse génialissime qui parle)! Ca vaut cent fois plus que tous les reportages, tous les documentaires! Il faut du courage, de l’énergie pour préparer et mener un tel projet. C’est l’amour des choses et des autres qui vous habitent qui vous ont aidé à franchir le pas. C’est aussi et surtout, j’imagine, votre goût pour l’aventure. Bravo pour ce que vous transmettez à vos enfants! Ce sont de grands chanceux! Je fais partie de ceux qui en rêvent quelques fois. Je vis ce rêve à travers vous. Merci!!!

    Aimé par 1 personne

    1. Merci Maëva pour ce beau message et ces bonnes ondes! On va faire en sorte que ça dure le plus longtemps possible, en croisant les doigts pour que ça continue de se passer aussi bien! Les mises à jour risquent d’être moins fréquentes avec les mauvaises connexions en Iran, mais on va essayer de garder le rythme. À bientôt!

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